Entrepreneur en bâtiment : conditions d'accès et d'exercice en France
Fiche pratique
Vérifié le 30 juillet 2025 - Direction de l'information légale et administrative (Premier ministre), Direction générale des entreprises (DGE)
L'entrepreneur en bâtiment - ou entrepreneur du bâtiment et des travaux publics (BTP) - est un professionnel dont l'activité consiste à diriger, gérer et conduire la stratégie d'une entreprise de construction, rénovation, entretien ou réparation des bâtiments.
Il intervient sur différents types de chantiers : logements résidentiels, bâtiments commerciaux, infrastructures industrielles ou encore bâtiments publics.
L’activité d’une entreprise de BTP touche à du « bâti », c'est-à-dire à la structure des bâtiments. Il peut s'agir d'activité de maçonnerie, de charpente, de terrassement, d'étanchéité, ou encore de plomberie et d’électricité. Ces activités nécessitent une qualification professionnelle obligatoire.
Certains entrepreneurs du bâtiment sont spécialisés dans un seul corps de métiers comme la maçonnerie, la charpente, l'électricité, la plomberie, etc.
D'autres proposent un panel de métiers. On parle alors d’entreprise générale du bâtiment.
Dans tous les cas, l’entreprise doit être sous le contrôle effectif et permanent d’une personne justifiant d’une qualification professionnelle appropriée aux métiers exercés.
Pour exercer sa profession en France, l'entrepreneur en bâtiment doit posséder les qualifications requises.
Ainsi, l’entrepreneur qui travaille seul et effectue à la fois des travaux de plomberie et des chantiers électriques, doit être titulaire d’une qualification dans chacune de ces deux spécialités.
Si les conditions de qualifications ne sont pas remplies, l'exercice de la profession d'entrepreneur en bâtiment est illégal.
L’exercice sans les qualifications requises est puni d'une amende de 7 500 €. Cela peut également constituer une infraction pénale d'usurpation de titre : celle-ci est punie d'un an d'emprisonnement et de 15 000 € d'amende.
Les règles en matière de formation et de qualification dépendent de la nationalité de l'entrepreneur en bâtiment.
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Pour exercer l'activité en France, il faut justifier d'une qualification pour chacune des activités exercées au sein de l’entreprise : peinture, maçonnerie, carrelage sont réglementées.
À savoir : Toute personne qui exerçait de façon effective la profession d'entrepreneur en bâtiment au 6 juillet 1996 justifie sa qualification professionnelle.
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Pour pouvoir exercer le métier d'entrepreneur en bâtiment en France, il faut avoir obtenu l'un des diplômes suivants qui correspond à l'activité exercée :
- Certificat d'aptitude professionnelle (CAP)
- Brevet professionnel (BP)
- Diplôme ou titre de niveau égal ou supérieur homologué ou enregistré lors de sa délivrance au répertoire national des certifications professionnelles (RNCP)
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L'entrepreneur en bâtiment ayant obtenu un diplôme UE ou EEE doit demander à la CMA du lieu d'exercice compétente une attestation de reconnaissance de qualification professionnelle.
Cette attestation permet de reconnaître le diplôme obtenu dans l'Union européenne (UE) ou dans un État de l'Espace économique européen (EEE).
Les pièces justificatives suivantes doivent être communiquées à la CMA compétente :
- Justificatif d'identité en cours de validité
- Justificatif(s) de diplôme(s) dans la langue d'origine avec leur traduction
- Documents attestant de l'expérience professionnelle (fiches de paie par exemple)
- Contrat de travail (si possible)
- Parfois, une redevance dont le montant varie selon la CMA compétente
Où s’adresser ?
À noter
Lorsque la formation reçue présente des différences dites « substantielles » avec les qualifications et formations requises en France, la CMA peut demander à l'entrepreneur en bâtiment d'accomplir une mesure de compensation. Celle-ci peut être un stage d'adaptation ou une épreuve d'aptitude. Le choix est laissé à l' entrepreneur en bâtiment.
À l'issue de la mesure de compensation, la CMA délivre à l'entrepreneur en bâtiment admis une attestation de qualification professionnelle.
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Il est possible d'exercer la profession d'entrepreneur en bâtiment en France si l'on justifie de sa compétence par une expérience professionnelle de 3 années.
L’entrepreneur doit avoir une expérience effective dans un métier d'artisan du bâtiment (maçon par exemple), dans l'Union européenne (UE) ou dans un État de l'Espace économique européen (EEE). Cette expérience doit avoir été acquise en qualité de dirigeant d'une entreprise, de travailleur indépendant ou de salarié.
Dans ce cas, la personne doit obtenir la délivrance d'une attestation de qualification professionnelle par la chambre de métiers et de l'artisanat (CMA) compétente dans le lieu d'exercice.
Où s’adresser ?
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Les conditions de formation et de qualification sont différentes si le ressortissant européen souhaite exercer l'activité en France de manière permanente (liberté d'établissement) ou temporaire (libre prestation de services).
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Pour s'établir en France, le ressortissant européen doit justifier d'un diplôme ou d'une expérience obtenue en France ou en Europe.
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Pour pouvoir exercer le métier d'entrepreneur en bâtiment en France, il faut avoir obtenu l'un des diplômes suivants :
- Certificat d'aptitude professionnelle (CAP)
- Brevet professionnel (BP)
- Diplôme ou titre de niveau égal ou supérieur homologué ou enregistré lors de sa délivrance au répertoire national des certifications professionnelles (RNCP)
Tous ces diplômes doivent attester d'une qualification dans le métier de entrepreneur en bâtiment.
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Pour s'établir de manière permanente en France, l'entrepreneur en bâtiment ressortissant d'un État de l'Union européenne (UE) ou d'un État de l'Espace économique européen (EEE) doit demander à la CMA compétente dans le lieu d'exercice une attestation de reconnaissance de qualification professionnelle.
Si la profession est réglementée dans l'État d'origine, il est également possible de fournir une attestation de compétences ou un titre de formation requis pour l'exercice de l'activité de entrepreneur en bâtiment dans un État de l'UE ou de l'EEE.
Si la profession d'entrepreneur en bâtiment n'est pas réglementée dans l'État d'origine, il faut justifier l'exercice du métier à temps plein pendant un an ou à temps partiel pendant une durée équivalente au cours des 10 années précédentes. Cette justification s'accompagne soit d'une attestation de compétences obtenue auprès de la CMA, soit d'un titre de formation obtenu dans un État membre de l'UE ou de l'EEE.
Où s’adresser ?
Connaître les modalités de délivrance de l'attestation de reconnaissance de qualification professionnelle et de l'attestation de compétences
Dans un délai d'un mois à compter de la réception du dossier, la CMA délivre un récépissé qui mentionne la date de réception de la demande.
En cas de demande incomplète, la CMA notifie au entrepreneur en bâtiment la liste des documents manquants dans un délai de 15 jours à compter de la réception de celle-ci.
En l'absence de notification de la décision de la CMA dans un délai de 3 mois à compter de la réception de la demande complète, la reconnaissance de la qualification professionnelle ou des compétences est réputée acquise.
À noter
Lorsque la formation reçue présente des différences dites « substantielles » avec les qualifications et formations requises en France, la CMA peut demander à au entrepreneur en bâtiment d'accomplir une mesure de compensation. Celle-ci peut être un stage d'adaptation ou une épreuve d'aptitude. Le choix est laissé au entrepreneur en bâtiment .
À l'issue de la mesure de compensation, la CMA délivre au entrepreneur en bâtiment admis une attestation de qualification professionnelle.
Savoir quoi faire en cas de différend opposant un ressortissant de l’UE à l’administration française
SOLVIT intervient notamment en matière de reconnaissance des qualifications professionnelles.
Le recours à SOLVIT est possible si les 2 conditions suivantes sont réunies :
- L'Administration publique d’un État de l’UE n’a pas respecté les droits que la législation européenne lui confère en tant que citoyen ou entreprise d’un autre État de l’UE.
- Une action judiciaire n'a pas encore été initiée (le recours administratif n’est pas considéré comme tel).
Service en ligne
Soumettre une plainte à SolvitÀ l’issue d'un délai de 10 semaines, SOLVIT présente une solution :
- Si cette solution règle le différend portant sur l’application du droit européen, la solution est acceptée et le dossier est clos.
- S'il n’y a pas de solution, le dossier est clos comme non résolu et renvoyé vers la Commission européenne.
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Il est possible d'exercer la profession d'entrepreneur en bâtiment en France si l'on justifie d'une expérience professionnelle de 3 années. Cette expérience effective doit avoir eu lieu dans le métier d'artisan du bâtiment exercépar l'entrepreneur (maçon par exemple), en France, dans l'Union européenne (UE)ou dans un État de l'Espace économique européen (EEE). Cette expérience doit avoir été acquise en qualité de dirigeant d'entreprise, de travailleur indépendant ou de salarié.
Dans ce cas, la personne doit obtenir la délivrance d'une attestation de qualification professionnelle par la chambre de métiers et de l'artisanat (CMA) compétente dans le lieu d'exercice.
Où s’adresser ?
Savoir quoi faire en cas de différend opposant un ressortissant de l’UE à l’administration française
SOLVIT intervient notamment en matière de reconnaissance des qualifications professionnelles.
Le recours à SOLVIT est possible si les 2 conditions suivantes sont réunies :
- L'Administration publique d’un État de l’UE n’a pas respecté les droits que la législation européenne lui confère en tant que citoyen ou entreprise d’un autre État de l’UE.
- Une action judiciaire n'a pas encore été initiée (le recours administratif n’est pas considéré comme tel).
Service en ligne
Soumettre une plainte à SolvitÀ l’issue d'un délai de 10 semaines, SOLVIT présente une solution :
- Si cette solution règle le différend portant sur l’application du droit européen, la solution est acceptée et le dossier est clos.
- S'il n’y a pas de solution, le dossier est clos comme non résolu et renvoyé vers la Commission européenne.
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Afin d'exercer à titre temporaire et occasionnel la profession d’entrepreneur en bâtiment en France, il est nécessaire d'être établi dans un des États membres de l'Union européenne (UE)ou de l'Espace économique européen (EEE).
Néanmoins, si la profession d'entrepreneur en bâtiment n'est pas réglementée dans l'État concerné, il faut avoir exercé la profession pendant une durée d'au moins un an à temps plein dans un ou plusieurs États membres de l'UE ou de l'EEE ou durant une période équivalente à temps partiel au cours des 10 années précédant la prestation réalisée en France.
L'entrepreneur en bâtiment doit informer la CMA compétente par déclaration écrite qu'il souhaite exercer cette profession. S'il ne peut pas produire les documents demandés dans le cadre de cette déclaration, il peut demander à la CMA de réaliser une épreuve d'aptitude permettant d'établir sa qualification professionnelle.
Il peut également obtenir une attestation de qualification professionnelle par la CMA.
Où s’adresser ?
À noter
Lorsque la formation reçue présente des différences dites « substantielles » avec les qualifications et formations requises en France, la CMA peut demander au entrepreneur en bâtiment d'accomplir une mesure de compensation. Celle-ci peut être un stage d'adaptation ou une épreuve d'aptitude. Le choix est laissé au entrepreneur en bâtiment.
À l'issue de la mesure de compensation, la CMA délivre au entrepreneur en bâtiment admis une attestation de qualification professionnelle.
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Pour s'établir en France, le ressortissant d'un État tiers doit justifier soit d'un diplôme soit d'une expérience obtenue en France ou en Europe.
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Pour pouvoir exercer le métier d'entrepreneur en bâtiment en France, il faut avoir obtenu l'un des diplômes suivants :
- Certificat d'aptitude professionnelle (CAP)
- Brevet professionnel (BP)
- Diplôme ou titre de niveau égal ou supérieur homologué ou enregistré lors de sa délivrance au répertoire national des certifications professionnelles (RNCP). Il s'agit d'une certification « Entrepreneur en bâtiment » de niveau II (bac +3/bac +4).
Tous ces diplômes doivent attester d'une qualification dans le métier de l'entrepreneur en bâtiment .
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Pour s'établir de manière permanente en France, l'entrepreneur en bâtiment ressortissant d'un État tiers doit demander à la CMA compétente dans le lieu d'exercice une attestation de reconnaissance de qualification professionnelle.
Cette attestation permet de reconnaître le diplôme obtenu dans l'Union européenne (UE) ou dans un État de l'Espace économique européen (EEE).
Les pièces justificatives suivantes doivent être communiquées à la CMA compétente :
- Justificatif d'identité en cours de validité
- Justificatif(s) de diplôme(s) dans la langue d'origine avec leur traduction
- Documents attestant de l'expérience professionnelle (fiches de paie par exemple)
- Contrat de travail (si possible)
- Parfois, une redevance dont le montant varie selon la CMA compétente
Où s’adresser ?
À savoir
Lorsque la formation reçue présente des différences dites « substantielles » avec les qualifications et formations requises en France, la CMA peut demander au entrepreneur en bâtiment d'accomplir une mesure de compensation. Celle-ci peut être un stage d'adaptation ou une épreuve d'aptitude. Le choix est laissé au entrepreneur en bâtiment.
À l'issue de la mesure de compensation, la CMA délivre au entrepreneur en bâtiment admis une attestation de qualification professionnelle.
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Pour s'établir de manière permanente en France, l'entrepreneur en bâtiment ressortissant d'un État tiers doit demander à la CMA compétente dans le lieu d'exercice une attestation de reconnaissance de qualification professionnelle.
Les pièces justificatives suivantes doivent être communiquées à la CMA compétente :
- Justificatif d'identité en cours de validité
- Justificatif(s) de diplôme(s) dans la langue d'origine avec leur traduction
- Documents attestant de l'expérience professionnelle (fiches de paie par exemple)
- Contrat de travail (si possible)
- Parfois, une redevance dont le montant varie selon la CMA compétente
Où s’adresser ?
À savoir
Lorsque la formation reçue présente des différences dites « substantielles » avec les qualifications et formations requises en France, la CMA peut demander à au entrepreneur en bâtiment d'accomplir une mesure de compensation. Celle-ci peut être un stage d'adaptation ou une épreuve d'aptitude. Le choix est laissé au entrepreneur en bâtiment.
À l'issue de la mesure de compensation, la CMA délivre au entrepreneur en bâtiment admis une attestation de qualification professionnelle.
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Il est possible d'exercer la profession d'entrepreneur en bâtiment en France si l'on justifie d'une expérience professionnelle de 3 années effectives dans le métier en France, dans l'Union européenne (UE) ou dans un État de l'Espace économique européen (EEE). Cette expérience doit avoir été acquise en qualité de dirigeant d'entreprise, de travailleur indépendant ou de salarié.
Dans ce cas, la personne doit obtenir la délivrance d'une attestation de qualification professionnelle par la chambre de métiers et de l'artisanat (CMA) compétente dans le lieu d'exercice.
Où s’adresser ?
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